Un « malaise » chez les pompiers comparable à celui des urgences


Le président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France a appelé à une « réorganisation du système ».

Le président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), Grégory Allione, a comparé vendredi le malaise des pompiers à celui des urgences, en appelant à une « réorganisation du système », plus d’un mois après le début d’un mouvement de grève chez les pompiers professionnels. 

« Il y a un malaise comme il y a dans les urgences », a déclaré Grégory Allione sur RTL.

Selon le président de la FNSPF, avec le vieillissement de la population, la désertification médicale ou la réorganisation de cliniques, « nous faisons ce que d’autres faisaient auparavant » en « comblant le manque de services publics dans les territoires ».

« Nous acheminons toute cette détresse, toute cette bobologie, tout ce qui n’est pas nécessairement de l’urgence, nous l’acheminons aux services des urgences » devenus de « vrais dispensaires », regrette Grégory Allione, « complètement en phase » avec Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

Il y a une nécessité de réviser le « schéma entre les pompiers et les urgences », a-t-il déclaré. La grève des urgences, démarrée mi-mars à Paris, touche désormais plus de 200 services selon le collectif Inter-urgences, qui réclame plus de lits, d’embauches et des hausses de salaires.

 
4,5 millions d’interventions en 2018 réalisées par les pompiers

Par ailleurs, le président de la FNSPF a rappelé qu’Emmanuel Macron s’est prononcé pour un numéro d’urgence unique, regroupant tous les appels d’urgence (police, pompiers, Samu…) sur une même plateforme et qui permettra que « l’ensemble des services publics travaillent ensemble ». Aucune date de mise en oeuvre n’a cependant été arrêtée.

Un mouvement de grève, à l’appel de sept des neuf syndicats de pompiers professionnels, est en cours depuis le 26 juin et jusqu’au 31 août pour exprimer leur « ras-le-bol » face à un État qui selon eux les « laisse démunis face à la multiplication des interventions et parfois des agressions ». Ils réclament plus de moyens et une revalorisation salariale.

Cette grève est avant tout symbolique car les pompiers ont une obligation de service minimum et des personnels sont réquisitionnés pour assurer leurs interventions, avec des équipes parfois réduites.

Les pompiers ont fait 4,5 millions d’interventions en 2018, soit une toutes les 7 secondes, dont 80% pour les secours aux personnes et 6% pour les incendies.

Par charentelibre.fr

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