Prison ferme pour menace de mort sur des pompiers


Dans la soirée du mercredi 17 juillet, les sapeurs-pompiers de Rennes sont intervenus auprès d’un homme inconscient, allongé au sol. Ce dernier a agressé et menacé de mort les secours avant d’être interpellé. Il était jugé jeudi. Il a été condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont 10 avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans.

Vers 19 h 55, mercredi 17 juillet 2019, une équipe de pompiers roule à bord d’un camion d’intervention. Rue de Vern, ils tombent sur un homme de 30 ans, allongé dans l’herbe, le pantalon à moitié baissé et le torse nu, inconscient. Alors qu’ils essaient de lui prendre le pouls au niveau du cou, l’homme se lève, les insulte, tente de frapper l’un des pompiers qui esquive avant d’adresser un coup de poing dans le ventre d’un autre, les menace de mort et dégrade une portière du camion. Les pompiers le maîtrisent au sol en attendant l’intervention de la police nationale, qui le placera en garde à vue.

Au commissariat, l’homme qui sentait l’alcool refuse de souffler dans l’éthylotest et n’accepte que sept heures plus tard, à 3 h du matin. Il lui restait encore un gramme d’alcool dans le sang.

« Les pompiers de plus en plus victimes d’agression »

« Ils étaient là pour vous sauver, vous auriez pu faire un coma éthylique ou vous étouffer dans votre vomi », lui adresse le président. « Je suis désolé », s’excuse le prévenu dont le casier comporte plusieurs mentions, et qui est suivi par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP).

Le parquet retient quatre infractions caractérisées pour outrages, menace de mort, violence et dégradation. « Ce sont des faits graves, car les sapeurs-pompiers sont de plus en plus souvent victimes d’agression. En aucun cas leur mission ne justifie ces actes, dénonce le procureur. Le but de leur métier est de porter secours, ce qu’ils ont voulu faire avec le prévenu. »

En plus du non-respect d’un sursis prononcé en 2017 pour des faits de violences, le parquet requiert 18 mois, dont 6 avec sursis et mise à l’épreuve.

« Monsieur était inconscient de ce qu’il se passait. On lui touche le cou pour prendre la pression et il ne comprend pas, le défend son avocat. Il n’était pas saoul, mais ivre mort et ne se retournait pas contre l’uniforme. »

 

Le tribunal suivra les réquisitions et le condamnera à 18 mois d’emprisonnement, dont 10 avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, assorti d’un mandat de dépôt. Avec la révocation du précédent sursis d’août 2017, la peine est de 12 mois ferme. La date du renvoi sur intérêt civil pour les sapeurs-pompiers est fixée au 13 mars.

 

Ouest-France

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