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Les pompiers tirent la sonnette d’alarme pour défendre leurs effectifs

Ils se sont rassemblés aux portes du conseil d’administration ce mardi pour faire part de leur inquiétude aux élus, avant de distribuer des tracts à la population.

Ils sont inquiets. Pour leurs conditions de travail mais aussi pour la sécurité des habitants du département. Ce mardi, une cinquantaine des pompiers des Yvelines se sont rassemblés en préfecture à Versailles, où se tenait un conseil d’administration du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). « Une présence forte pour montrer aux élus notre inquiétude grandissante », répètent les pompiers, rassemblés autour d’une unique revendication : les effectifs.

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« Entre 2011 et 2018, la différence est de 92 postes budgétés en moins, dénoncent les syndicats d’une seule voix. Et sur l’effectif réel de l’année, il manque également 37 postes. Au total, il manque donc 129 hommes du rang. »

Parallèlement, le nombre d’interventions explose : « Ces deux dernières années, le département enregistre 12 000 interventions annuelles de plus qu’en 2016 », calculent le Syndicat autonome et l’Unsa-CGT. « On assure des missions qui relèvent plus de l’assistanat que du secours à victime, assure un pompier. Le Samu nous impose de plus en plus de transports qui ne relèvent pas de nos services, comme emmener à l’hôpital une personne pour des douleurs abdominales alors qu’il s’agit d’une gastro parce que les médecins de ville ne prennent plus de nouveaux patients. On subit de plein fouet la désertification médicale. Et dans le même temps, la population des Yvelines a grimpé de 1,2 % en 5 ans. »

Moins d’hommes, plus d’interventions

Conséquence : leurs conditions de travail se dégradent. Plus d’intervention, moins de pompiers, c’est synonyme de gardes plus denses. « Par exemple il y a quelques années, nous étions 17 le jour et 15 la nuit, explique un ancien de la caserne des Mureaux. Aujourd’hui, c’est 14 de jour comme de nuit. » « Idem à Bonnières-sur-Seine, enchaîne un autre. Si bien que l’ambulance N° 2 a été gelée la nuit. Du coup, en cas de nécessité, il fallait faire venir celle de Magnanville ou Limay. Une mesure catastrophique qui a été heureusement annulée en janvier. Mais cela se traduit par des gardes plus denses, une fatigue accrue. »

Tous réclament donc que les 129 postes soient « durablement pourvus ». « Et pas en transformant des volontaires en contractuels pour des contrats d’un an, qui les précarisent », préviennent-ils. « Il en va de la sécurité de la population ! », répètent les pompiers, avant d’aller distribuer des tracts dans la rue pour alerter les habitants.

Le Parisien 

 

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