Les pompiers rejoignent le mouvement de grève national

« On commence à fatiguer, physiquement et émotionnellement » : dès lundi, les sapeurs-pompiers de Côte-d’Or rejoignent le mouvement de grève national. La prise en charge des personnes ne devrait pas en être impactée.

Depuis le 26 juin, sept organisations syndicales de sapeurs-pompiers, soutenues par le président de la FNSPF (Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France), ont lancé un préavis de grève nationale courant jusqu’au 31 août.

En Côte-d’Or, les soldats du feu attendaient la réunion, cette semaine, avec la direction du Sdis (service départemental d’incendie et de secours) et le président du conseil d’administration pour décider ou non de rejoindre le mouvement.

« On nous a encore fait des promesses, mais ça fait longtemps qu’on nous en fait. Ce que l’on attend, ce sont des actes, du concret », explique Kamel Boufeniche, représentant du syndicat des cadres Avenir Secours dans le département.

« Des actions coup de poing au fil de l’été »

Les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires de Côte-d’Or ont donc décidé de rejoindre le mouvement de grève national à partir de lundi officiellement. Mais, depuis vendredi, certains véhicules commencent à afficher la couleur. « Les grévistes, qui porteront des brassards, vont débrayer tous les jours de 18 à 19 heures et il y aura des actions coup de poing au fil de l’été », précise David Camus, vice-président du syndicat autonome SPP/Pats 21. « Cela n’aura pas d’impact sur la prise en charge des personnes, car il y a un service minimum assuré. »

Les cadres, eux, ont déposé un préavis de grève pour mardi uniquement, mais prévoient « des actions plus dures à la rentrée s’il n’y a pas d’avancées. En tout cas, nous soutenons les revendications nationales. On a le même combat ».

À l’échelle départementale, les sapeurs-pompiers souhaitent avant tout des recrutements supplémentaires. « On commence à fatiguer, physiquement et émotionnellement. Il y a beaucoup d’arrêts maladie qui s’enchaînent », assure Kamel Boufeniche.

« Nous souhaitons aussi une reconnaissance liée aux risques du métier pour les professionnels et les volontaires, mais également la reconnaissance de la pénibilité du [métier] : chaque pompier travaille, chaque année, 630 heures gratuitement. Ce n’est pas normal », ajoute David Camus. « Sans parler des missions que l’on effectue qui ne sont pas les nôtres. »

Vannick BERTON

Le Bien Public

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