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Les pompiers de Paris en surchauffe

La Cour des comptes vient de rendre un rapport accablant, sur les conditions de travail des Pompiers de Paris. Il faudrait, d'urgence revoir le fonctionnement de cette unité d'élite, à bout de souffle.

Premier point, soulevé dans le rapport de la Cour des comptes, remis au premier ministre, la suractivité opérationnelle qui « compromet le modèle de la brigade et doit être maîtrisée« . Une suractivité, qui résulte du nombre disproportionné d’interventions de secours à victimes, représentant plus de 80 % des sorties. Une suractivité qui culmine à plus de 10 heures de sortie par engin et par jour, pour 40% des véhicules de SAV. Le modèle de fonctionnement, d’après le rapport, est prévu pour 450 000 interventions, alors que les 500 000 sont dépassées. Une surchauffe, qui entraîne une érosion des ressources humaines et une baisse marquée du renouvellement des effectifs. En cause, la dégradation de la présence médicale de proximité, notamment en Seine-saint-Denis et qui entraîne une évolution du métier de Sapeurs Pompiers, ce qui tend à rendre moins attractif le métier, auprès de jeunes que le rôle d’intervenant social n’attire pas forcément. 

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Une meilleure coordination avec les autres services

La coordination avec la police, installée avec la brigade, au sein de la plateforme unique d’appels d’urgence, la PFAU est une réussite, d’après la Cour des comptes. Il y a urgence à établir le même système avec le SAMU de Paris et petite couronne. Le SAMU se trouvant en sous-effectifs, entre 2011 et 1017, l’augmentation du nombre des appels des SAMU vers la BSPP a été de 61 %. 

Fidéliser les effectifs

Autre problème, soulevé par la Cour des comptes, la fuite des effectifs. Un tiers des jeunes recrues ne reste pas plus d’un an. En cause, entre autres, les problèmes de logements. Si l’attribution préférentielle des 2 500 logements disponibles aux cadres, officiers et sous-officiers se justifie, d’après le rapport, le fait que seuls 12 % des militaires du rang en bénéficient, ce qui ne permet pas de fidéliser un partie des personnels opérationnels qui dorment en chambrée collective pendant leurs gardes et font les trajets entre leur lieu de résidence, hors région parisienne et la caserne. 

Revoir l’organisation du travail

Avec des gardes de 24 à 48 heures d’affilée, la BSPP sort des clous de la directive européenne sur le temps de travail. Pour la Cour des comptes, les autorités françaises doivent revoir l’organisation du travail au sein de la BSPP, sans attendre. L’enchaînement de deux gardes de 24 heures, peut générer des risques de fatigue excessive pour les pompiers et pour le bon accomplissement de leurs missions. Les mesures doivent être prises, au risque de constater une rupture d’un modèle de fonctionnement « de plus en plus fragile ». 

 
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