G7 : pompiers crient leur épuisement et leur colère


« Fatigue physique et psychologique »

Même épuisement chez les sapeurs-pompiers, qui réclament depuis plusieurs semaines le passage à 12 heures de leurs gardes de 24 heures, payées 17. Faute de réponse, beaucoup se sont mis en arrêt maladie.  

« On est encore en sous-effectif et cette semaine, à la veille du G7, les arrêts tombent comme des feuilles mortes en automne », explique Laurent Lafargue, pompier d’Anglet et délégué syndical du Syndicat autonome des sapeurs-pompiers. « Il y a une fatigue physique et psychologique ». 

Dans le département des Pyrénées-Atlantiques, environ 490 pompiers professionnels sont à pied d’oeuvre pour le sommet. « Le G7 arrive et on ne sait pas comment faire », souffle le pompier syndicaliste. 

Des renforts sont bien arrivés, mais seulement « pour les périmètres de sécurité de Biarritz ». « Tous les heurts qui pourraient arriver, les manifestations qui pourraient mal se passer et le reste de la population à Anglet, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye sont couverts par nous », résume Laurent Lafargue. Lundi, les sapeurs-pompiers du département ont manifesté devant la mairie de Biarritz pour signifier leur ras-le-bol. 

« Qui paye décide »

Mais les pompiers, sous autorité des services départementaux d’incendie et de secours gérés par les conseils départementaux, sont aussi tributaires des budgets départementaux. « Dans le département, pour ce qu’on demande, il y en aurait pour quatre millions d’euros sur un budget total de 769 millions, soit 0,40 % du budget », assure le délégué syndical. Mais l’État et le Départemental se renvoient la balle ». « En Gironde, ils sont passés aux 12 heures depuis 2003 ! », s’exclame un Laurent Lafargue dépité. 

« Moi j’ai un principe simple : qui paye décide, qui dirige décide », a tranché mardi Christophe Castaner. Ce sont les SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) « qui les payent, ce sont les départements et les communes qui les payent, donc il n’est pas question pour moi de décider pour le compte d’autres qui sont parfaitement légitimes », a expliqué le ministre qui estime « parfaitement légitimes » les revendications des pompiers, dont il a salué « la qualité de l’engagement », malgré le mouvement de grève entamé au début de l’été.

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