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Deux pompiers au 8e rallye des pionniers

Deux pompiers racontent leur aventure humaine au 8e rallye des pionniers

Ado, elle en rêvait.

Ado, elle en rêvait. À 47 ans, Anne Poinsot l’a fait. Cette géomaticienne du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis 06) a participé au 8e rallye des pionniers, au Maroc, en tant que copilote de Laurent Bovis, son chef de salle. Les deux pompiers ont pris le départ de la course, le 13 octobre. Ils ont parcouru près de 2 500 km pendant une semaine à bord d’une réplique du Rover Debic ayant participé au Paris-Dakar dans les années 1980. Un modèle réalisé par Laurent Bovis lui-même, fan de sports mécaniques et président d’un club de 4×4 à Cagnes-sur-Mer.

« On était 3e au classement général »

Hier, ils nous ont conté leur périple. Un défi qu’ils ont relevé pour eux mais aussi l’Œuvre des pupilles des sapeurs-pompiers, une association venant en aide aux orphelins et familles des pompiers décédés.

« C’était ma première fois en tant que copilote et ça c’est super bien passé, narre la géomaticienne. On était 9e sur cinquante au classement général sur la première étape. Pour la troisième, on a fini premier de notre catégorie et 3e au général. »

Un démarrage plein gaz pour le binôme, consolidé par l’expérience de Laurent qui participait au rallye pour la sixième fois. Mais le matin de la dernière étape, le 4×4 a rendu l’âme. « On a bossé jusqu’à 1 heure pour le réparer mais il n’a jamais redémarré, souffle Laurent. On a dû déclarer forfait alors que le podium se profilait. »

Et de poursuivre : « On est très content. On n’espérait pas autant pour la première d’Anne. On a franchi un cap. C’est un défi. Les épreuves sont longues, entre 300 et 400 km par jour. Il faut être stratégique. »

« C’est un rallye basé sur la régularité et la solidarité, ajoute Anne. On s’est serré les coudes avec les autres équipes. »

« Y retourner »

« C’est une aventure humaine avant tout, rebondit le pilote, loin de la gagne d’aujourd’hui sur le Dakar. On avait un motard devant nous. Il ne savait plus où aller, son GPS l’avait lâché. On a roulé ensemble jusqu’à l’étape suivante. C’est ça l’ambiance des pionniers. Et c’est pour ça qu’on veut y retourner ! »

En attendant, les pompiers ont repris leur activité. Ils espèrent participer à la 9e édition, en 2020. Et récolter des fonds pour l’Œuvre des pupilles des sapeurs-pompiers grâce à leur cagnotte Leetchi, ouverte jusqu’à la fin de l’année.

PAR C. M.

https://www.nicematin.com

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