Vingt-cinq agressions en 2018 pour les pompiers de l’Yonne


Des insultes, des coups, des menaces avec une arme… L’année 2018 a été marquée par 25 agressions à l’encontre des sapeurs-pompiers de l’Yonne.
En 2017, moins d’une dizaine avaient été recensées.

L’année 2018 a été marquée par 25 agressions à l’encontre des sapeurs-pompiers de l’Yonne. « Il faut demeurer prudent par rapport à ces chiffres, souligne cependant le colonel Jérôme Coste, à la tête du service départemental d’incendie et de secours (Sdis). Certes, les faits sont gravissimes et il ne faut pas nier leur existence. Mais, en 2018, nous avons fait évoluer le curseur : les situations sont comptabilisées plus finement. »

Les insultes et les menaces, qui n’étaient pas recensées par le passé, le sont désormais. Et, quelles que soient les circonstances (personne alcoolisée, sous l’emprise de médicaments…), les faits sont dorénavant tous pris en compte pour « mieux cerner et objectiver » le phénomène.

Plus de 25.000 interventions en 2018

La moitié des agressions subies par les pompiers en 2018 ont donné suite à des plaintes.

Fort heureusement, personne n’a été gravement blessé lors de ces agressions. On ne peut pas dire que la vie de pompier est un long fleuve tranquille. Mais ces 25 faits, 25 de trop, sont à mettre en parallèle avec les plus de 25.000 interventions qui ont rythmé l’année 2018 dans le département. 

Ces faits amènent les sapeurs-pompiers à faire évoluer leurs modes opératoires pour mieux se préparer.

La formation : « la réponse principale »

Au-delà de la réflexion, des actions ont déjà été menées. « La formation est la réponse principale » « C’est nouveau et expérimental : cinq pompiers ont suivi une formation à la mi-décembre », explique le capitaine Emmanuel Dorémus, responsable de la mission santé, sécurité et qualité de vie en service.

Trois jours pour apprendre à décoder les signes avant-coureurs d’une agression, mieux cerner la psychologie des individus, parer les gestes lors d’une agression, immobiliser une personne… « Nous ferons le point sur cette formation en janvier pour voir si elle correspond à nos besoins, précise le capitaine Doremus. Face aux agressions, la formation est une piste. C’est même la réponse principale. »

Marc Charasson

https://www.lyonne.fr/

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