Ivre, il menace de mort les sapeurs-pompiers, le tribunal le condamne

22 décembre 2017

Un jeune homme de 28 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Omer, mardi 19 décembre. Alors qu’il était ivre, le 20 octobre, les sapeurs-pompiers ont tenté de lui porter secours. Le prévenu se serait montré violent et les aurait menacés avec un couteau. Le tribunal l’a reconnu coupable et l’a condamné à huit mois de prison avec sursis.

La fête d’anniversaire de son fils a été arrosée. Trop. «  J’avais bu une bouteille de vodka  », explique le prévenu. Étendu sur son canapé, il est ivre mort. Sa compagne prend peur, craint le coma éthylique, et appelle les sapeurs-pompiers. Lorsqu’il ouvre les yeux, le chef des opérations de secours et deux de ses collègues lui font face. Il s’énerve, se lève. «  Tu vas avoir le droit à la baston.  » Alors qu’il menace de le frapper, le sapeur-pompier attrape son bras, le plaque. Le prévenu l’injure et le cogne au ventre. Il est repoussé contre le camion puis contre un compteur électrique. Durant l’enquête, le chef des secours reconnaîtra d’ailleurs que «  ça a claqué assez fort  ». L’individu se dirige vers la cuisine, se saisit d’un couteau. «  Je vais te planter.  » Son épouse s’interpose.

« Je sais que j’ai été trop loin »

 

Lors de son audition, l’homme reconnaît avoir insulté les sapeurs-pompiers, mais nie les avoir frappés. Dans l’altercation, il aurait reçu des coups. «  Ils viennent vous secourir, s’agace le président du tribunal à l’audience, mardi 19 décembre. Un honnête citoyen ne répond pas par les gestes.  » L’individu a quatre mentions à son casier judiciaire, notamment pour des faits de violences. «  Vous savez que vous avez tendance à être violent. » Le prévenu, père d’un petit garçon de 3 ans, baisse la tête. «  Je sais que j’ai été trop loin. »

Une personnalité impulsive

Pour la procureur, «  la surprise ne justifie pas son énervement  ». Elle relève une personnalité impulsive. «  On a de la chance qu’il n’y ait pas de blessé plus grave.  » Elle requiert six mois d’emprisonnement dont trois avec sursis, mise à l’épreuve pendant dix-huit mois et obligations de soins. Le tribunal, après en avoir délibéré, le condamne à huit mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve pendant deux ans et obligation de soins et de travail. Il devra indemniser deux des sapeurs-pompiers à hauteur de 250 €.

LA VOIX DU NORD